Je viens du Nord

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Je viens des terres du Nord. L’âme y retourne, s’enterre au milieu des racines, grimpe aux branches qui s’étirent jusqu’aux nuages. Nuages de neige, couverture des étoiles. Je viens des lacs blancs, où la glace brûle les nerfs. Où chaque goutte embrasse le bout des doigts.

Je viens des collines vertes qui s’inclinent sous la brume. Des champs qui flambent sous le ciel rouge du soir. Où la nuit se dépose comme un secret sur l’oreiller du monde.

Je viens des mers grises qui dansent sous la bise, où les bateaux se balancent au rythme des ivrognes.

Je viens des terres du Nord. Et mes voiles sont ouvertes.

Je viens des terres du Nord. Et j’y retourne.

Enfin.

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Troubles

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Avale.
J’avale les vagues, la mer entière
J’avale ciel et nuages
J’avale toutes les étoiles
Je deviens énorme

J’explose.

Je déchire les arbres
J’écrase la terre sous mes pieds
Je suis une tempête
Folle de solitude
Je me déshabille lentement
De toutes mes valeurs

J’ai le cerveau broyé

Je ne suis pas assez

J’avale
Je recrache.

Et je cherche la gorgée suivante

La chute

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Nuage gris, nuage bas
Frôle ma tête lourde
Terre noire, terre inondée
Mes pieds s’enfoncent en toi

Je cherche la clarté mordante
Lorsque l’âme fière vacille
Face à la chute
Imminente

Et s’il faut que je m’écrase
Que je m’éclate, que je me brise
Je le ferai, fébrile
Le regard fixé
Sur un ciel étoilé

Sache à présent
Que jamais le regret n’effleure
Une bouche amoureuse

Au creux de mes paumes ridées

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Au creux de mes paumes ridées
Chaque goutte de pluie
Réveille le souvenir
Des soirs en vol plané
Perdue dans le silence

Des fenêtres géantes
Je tends les doigts
Vers un ciel de paillette
J’attends quelqu’un
Et j’oublie tous les mots

Regarde moi
Ne dis rien qui puisse briser nos rêves
Berce moi dans l’ivresse
Glisse-moi un murmure
Au travers des fissures
De notre amour cassé

Je suis libre et je marche
Je quitte la terre de ma jeunesse
Les yeux clos sur un fil trop fragile
Je ressens ton regard m’envelopper
Et les larmes s’écrasent
Au creux de mes paumes ridées

Laisse moi te conduire

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Laisse moi te conduire
Sous les cieux du petit matin
Au travers de la fine brume froide
Ne fixe pas le sol
Ce monde est trop beau pour regarder tes pieds
Traînant dans la neige
Les nuits trop écrasantes, assourdissantes
Des sons entremêlés dans un chaos d’ordures émotionnelles
Laisse les épaves couler sous l’eau des quais
Regarde, certaines étoiles brillent encore
Lumière résistant à la lumière
Souvenir d’un rêve dilué dans la banalité
Laisse moi te conduire
Respire
Sans joint, sans cigarette
Rien que ta face glacée sous le soleil
Rien que tes mains souffrant d’avoir été tendues
Vers des promesses fumeuses
Ce monde est pur et tu peux y laver
Les tâches de cette vie trop sale
Laisse moi te conduire
Sur l’autoroute de la récréation
Il y a des illusions qui nous font vivre
Il y a des réalités qui dépassent l’imagination
Alors laisse toi aller
Laisse moi te conduire
Tu ne seras jamais seule
Ton cœur bat son propre rythme
Ton âme trace sa propre histoire
Tu ne seras jamais seule
Je serai là
Pour te conduire
Sous les cieux du petit matin