Ose m’aimer

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Ose m’aimer

J’ai un cœur à crever
Et une âme à serrer

Ose m’aimer

Je suis faite de cris
De sueur et de rires

Je suis faite d’éclats de verre.

Ose m’aimer

Je cours vite et je n’écoute pas
Je chute, je me bats
Je suis craquée, entière

Ose m’aimer

J’ai des fissures sous les paupières
Et des trous dans ma tête

Ose m’aimer

J’ai de la douleur sourde
Qui me coule dans les veines

Ose m’aimer

Pour rien
Pour tout

Ose m’aimer, moi

Ma Rive Américaine

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La nuit a dévoré nos sombres routes
Et la lueur de nos phares s’envole
Pour rougir un soleil fatigué
Le ciel bleuté appelle à l’envolée
Des autoroutes s’étirent au bout de l’Atlantique
Frôler du bout des doigts ma rive américaine
Laisser les derniers rayons danser
Sur la douce mélodie de ta voix
Grisée par le vent et nos rires
Je me couche avec le soleil
Emporte moi, emporte moi
Je laisse tout s’effondrer au dessous de mes pas
Laisse moi courir
Laisse moi courir

Tu Ressurgis

Tu ressurgis de l’ombre
Tu ressurgis d’un rêve
Un oubli, une marche loupée de peu

Tu ressurgis dans l’air
Nos mémoires virtuelles
Ces lucioles, ces morts lumineuses
Ces échos de nos vies parallèles

Et tout devient léger

Et tout redevient beau.

Il y a des beautés qui préfèrent le silence

Il y a des beautés qui préfèrent le silence
Les mots corrompent leur vol
Et ne suivent pas la chute des âmes brûlées

Il y a des beautés si délicates
Qu’un murmure les disperse
Et laisse dans l’air mille lumières brisées

Il y a des beautés qui bourgeonnent au son de la pluie
Elles réchauffent les cœurs avec des larmes chaudes
Et doucement nous portent vers le calme sommeil

Il y a des beautés qui s’éteignent en un cri
Qui s’effacent, et, comme la flamme soufflée,
Laissent au fond de notre œil l’ombre d’une lumière

Il y a des beautés qui déchirent les hommes
Comme le miroir qu’effleure le bout de notre doigt
Comme un matin d’hiver quand on croyait l’été

Il y a des beautés qui n’ont pas de chemin
Trop communes, trop certaines, nous croyons les connaître
Et comme des voleuses, elles viennent saisir nos nuits

Il y a des beautés qui préfèrent le silence
Car il n’y a pas de mots pour décrire la douleur
Car il n’y a que l’ami pour marcher avec nous
Et soigner peu à peu nos pauvres âmes brûlées