Rides

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Rides sur ma peau
Tracent les chemins
Où ta voix se faufile

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EXCURSION AU VILLAGE by René Char

Orion s’éprend de la Polaire

Les amants sont inventifs dans l’inégalité ailée qui les recueille sur le matin.

Il faut cesser de parler aux décombres.

Une écriture d’échouage. Celle à laquelle on m’oppose aujourd’hui.

Paysage répété au sommet de la nuit sur qui se lève une lueur.

La brûlure du bruit. Louée soit la neige qui parvient à en éteindre la cuisson.

Les femmes sont amoureuses et les hommes sont solitaires. Ils se volent mutuellement la solitude et l’amour.

Toi qui nais appartiens à l’éclair. Tu seras pierre d’éclair aussi longtemps que l’orage empruntera ton lit pour s’enfuir.

Y a-t-il vraiment une plus grande distance entre nous et notre poussière finale qu’entre l’étoile intraitable et le regard vivant qui l’a tenue un instant sans s’y blesser ?

…Nicolas de Staël, nous laissant entrevoir son bateau imprécis et bleu, repartit pour les mers froides, celles dont il s’était approché, enfant de l’étoile polaire.

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Paysage marine – Nicolas de Staël

Dopamine

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Je cours
Encore plus vite
Je veux perdre mon souffle
Me noyer dans la dopamine
Je cours
Vers toi, en toi
Je crève, j’explose
Je cherche encore plus d’air
Plus de soleil
Plus d’ivresse dans le fond de tes yeux
Plus d’étincelles dans le noir
Je cours
Je saute
Dans l’ocean, dans mon lit
Dans tes bras, entre les draps
J’ai trop de rire en moi
Trop d’amour
Ça me coule de partout
Dans mes baisers
Du bout de mes doigts
Est-il possible de vivre autant d’un coup
De sentir chaque atome sur la peau
D’atteindre l’enfer, le paradis
Surfer sur un frisson
De jamais vouloir s’endormir
S’arrêter
Ou sortir
Dis-moi comment tu m’aimes
Mes mots se brûlés
Ils pleuvent, morts et heureux
Au-dessus de nos têtes
Tais-toi
Ne dis plus rien du tout
Laisse-moi m’évader dans ton silence
Me noyer dans la dopamine