Troubles

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Avale.
J’avale les vagues, la mer entière
J’avale ciel et nuages
J’avale toutes les étoiles
Je deviens énorme

J’explose.

Je déchire les arbres
J’écrase la terre sous mes pieds
Je suis une tempête
Folle de solitude
Je me déshabille lentement
De toutes mes valeurs

J’ai le cerveau broyé

Je ne suis pas assez

J’avale
Je recrache.

Et je cherche la gorgée suivante

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Migraine

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Du fond du lit où les liens maladifs me retiennent
J’observe les galaxies au plafond
Je me perds dans une balade au son de notes
Electriques
Echouées sur les rives de ma mémoire
Chaque atome de mon corps constitue
Ma plage imaginaire
Où le sable s’envole pour s’attacher aux étoiles
Mes murs deviennent des scènes où se jouent des pièces étranges
Un tourbillon formidable de syllabes
Où nos danses virevoltent dans une violente extase
Et à chaque percussion mon corps
Se métastase
A toi, chère vie qui m’aura rendue malade
De t’avoir trop bouffée
A toi, corps éternel, à toi barque percée
Nous coulerons sous l’écume de nos voix
Qui jamais
Ne cesseront d’hurler

Un rayon de l’ombre

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Les poussières dansent
Dans un rayon de l’ombre
Et tourne
Tourne le temps

J’ai entrouvert une porte
Et je t’ai reconnu
Ton sourire est devenu noir
Tes yeux se sont vidés

Mais te rappelles-tu du quai
Où je t’ai quitté?
Te rappelles-tu des nuits sans étoiles
Penchés au-dessus du canal ?

Te rappelles-tu de nos étreintes ?
On se sentait s’écraser doucement
On se sentait grandir

Te rappelles-tu du dernier jour ?
J’essayais de t’aimer plus fort
Je sculptais une douleur terrible
Sur les paumes de tes mains

Tu le savais déjà
Je rêvais de faiblesse
Le fusil à la main

Ennui sensationnel

Dansent, dansent mes doigts
Sur la fantaisie de l’ombre

Je tremble encore des fois
D’aimer plus fort que toi

Et mes poussières dansent
Dans un rayon de l’ombre
Tourne
Tourne le temps

Facile

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Le sol craque sous mes pas
Brindilles cèdent
Entre tes doigts
Et l’amour est facile, facile

Le vent fait danser
Le voile à la fenêtre
Ma montre est déréglée
Et tes mots sont faciles, faciles

Le poids de mon corps
Creuse le matelas
Je vomis ma tristesse
Et tu me quittes facile, facile

Le temps s’effondre
Et mon ventre s’écrase
Au son de tes pas
Et c’est facile, facile

Si Facile

De m’effriter
Entre tes doigts