Quand le silence danse

Quand je ne ressens plus rien
Que je n’ai plus la force de me haïr moi-même
Quand le silence danse sur la douce cadence de mon air expiré
Je me laisse bercer sous ces arbres d’été
Cachés au creux d’une montagne cassée
 
Je retrouve les pierres qui m’ont coupé les pieds
Les fougères qui fouettaient mes mollets
La course jusqu’en haut pour se désaltérer
Ce ciel trop grand, trop bleu, où mes yeux se perdaient
Ta main que je trouvais lorsque je te cherchais
 
Le bout des cigarettes dans la nuit noire brillait
Et comme une luciole vibrait et s’éteignait
Nous laissant tituber sur un chemin d’étoiles
Quand saouls d’été, fiévreux, nous courrions nous jeter
Aux bras du premier fou qui disait nous aimer
 
Et si je t’avais vu sous ces grands marronniers
Si j’avais retracé ce chemin oublié
Si j’avais su alors ce que tes yeux cachaient
J’aurais gravi ces pierres, couru jusqu’à la cime
Et au lieu de pardon je t’aurai crié oui
Par delà les noyades et le souffle coupé
Je t’aurais crié oui
Encore et toujours
Oui.

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